La correction des disparités salariale : l’attente est longue
(Source: Journal La Voix de l'Enseignement)
Le 14 septembre 14

A travers une déclaration rendue publique le mercredi 3 septembre 2014, six syndicats des enseignants ont dénoncé la manœuvre dilatoire du gouvernement pour ne pas honorer son engagement d’harmoniser les salaires. Ils ont menacé d’user des moyens que la loi leur reconnaît pour contraindre le gouvernement à s’amender.

Il s’agit d’un communiqué qui avait été signé par six syndicats des enseignants, le CONAPES, le STEB, le SLEB, le SYNAPEP, le SEEPBU et le SIPESBU. Ce communiqué fait savoir que le gouvernement cherche toujours des astuces pour ne pas corriger les disparités salariales qu’il a pourtant, lui-même crée par des augmentations des salaires dans certains secteurs de la fonction publique en oubliant d’autres.

Les signataires de ce communiqué s’inscrivent en faux contre la position du gouvernement selon laquelle l’harmonisation des salaires attendra une contre expertise d’un consultant local qui, selon eux ne vise autre chose que remettre en cause ce que les syndicalistes et le gouvernement se sont convenus.
Ils ajoutent que faire croire à l’opinion que le document appelé scénario consensuel entre le gouvernement et les représentants des syndicats émane seulement des syndicalistes relève de la mauvaise foi de la part de la ministre de la fonction publique. Ils affirment que ce document émane de plusieurs séances de dialogue entre le gouvernement et les syndicalistes assistés par les partenaires du Burundi.
Ces séances sont notamment l’atelier de validation du rapport provisoire sur la politique salariale du secteur public tenu en octobre 2012, suivi le 15 novembre 2012 d’un autre atelier de validation du rapport définitif sur la politique salariale du secteur public. Du 7 au 9 février 2013, un atelier de dialogue social, tenu à Gitega ayant abouti à la mise en place d’une commission restreinte pour affiner la proposition des syndicats en rapport avec la correction des disparités salariales.
Cette activité initiée à Gitega s’est poursuivie à Bubanza le 5 avril 2013. Enfin, c’est à Rumonge, en date du 20 mai 2013 qu’a eu lieu l’adoption du scénario consensuel présenté par la commission restreinte avec des recommandations pour sa mise en œuvre.

Signalons que l’harmonisation des salaires est l’une des composantes du Programme National des Réformes de l’Administration Publique (PNRA) adopté par le gouvernement en date du 25 avril 2012.
Ce programme envisage que la première étape dite transitoire, consistera à diminuer l’écart entre les salaires les plus bas et les plus élevés. Ce processus était censé durer deux ans, c’est-à-dire de 2013 à 2015.

Une étude de classification des emplois faite par quatre consultants nationaux et internationaux qui devraient travailler avec les différents hauts cadres des différents ministères, différents secteurs et différentes structures du secteur public était envisagée.
Ce travail terminé, l’harmonisation des salaires pouvait se faire suivant les conditions de travail de chacun, c’est-à-dire le salaire est égal au travail de valeur égale.
Burundi Transparence c'est l'actualité en continue