Pierre Nkurunziza dévoile sa méchanceté à travers le décret présidentiel n°100/152 du 27 juin 2014 portant mesure de grâce
Le 05 juillet 14

Le président PIERRE NKURUNZIZA a tout le temps essayé de cacher sa vraie face devant l’opinion nationale et internationale depuis son accession au pouvoir en 2005. Nombreux sont ceux qui se sont trompés de lui à travers les croisades œcuméniques croyant qu’il est honnête et sage mais en vain.

Il était parvenu à convaincre toute l’opinion qu’il est un bon dirigent mais que l’honorable Hussein RADJABU, alors président du parti CNDD-FDD agissait comme son substitut, mettant ainsi les battons dans les roues. De ce fait, il voulait décrocher le soutien de plus d’un pour destituer l’honorable Hussein RADJABU à la présidence du parti et prendre la relève pour assurer son contrôle total.

Tous ces agissements se faisaient sur conseils de Pierre BUYOYA qui ne visait que la destruction du CNDD-FDD après avoir enterrer définitivement son cerveau, l’honorable Hussein RADJABU sur la scène politique. Il avait conseillé l’assassinat plutôt que l’emprisonnement.

Le dossier de l’honorable Hussein RADJABU reste une épine dans l’œil de Pierre NKURUNZIZA. Ce dernier avait cru qu’une fois emprisonné, l’honorable Hussein RADJABU aurait perdu contrôle. Mais à la grande surprise, chaque jour qui passe, l’honorable Hussein RADJABU gagne de plus en plus la confiance des Burundais et de la communauté internationale.
Cette situation inattendue fâche monsieur Pierre NKURUNZIZA. Ce prisonnier politique Burundais qui vient de passer plus de 7ans sous les bottes de NKURUNZIZA a manifesté un comportement irréprochable à la prison centrale de MPIMBA.
Chaque fois que NKURUNZIZA a pris une mesure de grâce présidentielle, il a toujours balisé de façon qu’Hussein RADJABU ne soit pas concerné par cette mesure. A titre d’exemple, en 2010, une telle mesure relâchait les détenus condamnés à des peines de moins ou égale à cinq ans devenues définitives, les condamnés à 10 ans mais ayant déjà purgés le quart de leur peine, les femmes enceintes ou allaitantes, les prisonniers atteints des maladies incurables, les mineurs âgés de moins de 18 ans ainsi que les condamnés âgés de plus de 60 ans.
Les condamnés à 20 ans ont été commués à Dix ans de servitude pénale tandis que les condamnations à la servitude pénale à perpétuité ont été commuées à 20 ans de servitude pénale.

Cependant, les condamnés compris entre 10 à 19 ans n’étaient pas concernés par cette mesure car l’honorable Hussein RADJABU était du nombre. Pourtant, en application de cette mesure, malgré qu’elle était libérée comme ci-haut citée, les autres condamnations à une peine calculable ont été réduites à moitié sauf l’honorable Hussein RADJABU et consort excepté Jean BIGIRIMANA actuellement en libération conditionnelle.

Même ceux qui étaient condamnés à perpétuité mais remis à 20 ans de servitude pénale et qui, de ce fait, avaient déjà purgés le ¼ de leur peine, ont été libérés et sont actuellement chez eux. Pourquoi cette discrimination ? Rappelons que même le décret de 2012 était libéré comme celui de 2010 et n’a rien amené comme amélioration dans le sens d’augmenter le nombre des prisonniers à bénéficier la libération conditionnelle.

Le décret n° 100/152 du 27 Juin 2014 portant également mesure de grâce présidentielle montre à suffisance le degré de méchanceté du président NKURUNZIZA quant à la libération de l’honorable Hussein RADJABU et ses coaccusés.
Dans ce décret, il a carrément évité d’insérer une disposition de clémence à l’endroit des détenus ayant déjà purgés le ¼ de leur peine pourtant reconnue par la loi. A la lecture de cette mesure, on constate que le chiffre de 3000 prisonniers que NKURUNZIZA prétend libérer ne sera pas du tout atteint. Quelle haine viscérale ? Ou quel calcul politique ? Lisez-vous même l’intégralité du décret portant mesure de grâce présidentielle.

Lisez ce décret portant mesure de grâce.
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