Le Lt-Gnl Adolphe Nshimirimana très déçu par ses miliciens imbonerakure !
Le 07 mai 15

"Ndakenda mama, j’ai commis une erreur grave de donner des armes aux imbonerakure pour défendre le troisième mandat. Si je l’avais su avant, j’aurais armé les jeunes de Musaga, Kanyosha, Cibitoke et Mutakura. Ils sont très engagés, disciplinés et audacieux. Finalement, il faut actionner le plan B. On n’est plus en mesure d’imposer par la force, le troisième mandat".
Ces propos, selon une source digne de foi, seraient prononcé par le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana, commandant des opérations en mairie de Bujumbura, chargé de combattre les opposants au troisième mandat. Si cette information se vérifie, la campagne "halte au 3e mandat" est en passe de cueillir dans les prochains jours, les fruits de sa révolution populaire et pacifiste, aujourd’hui bien réussie. Au cours d’une réunion d’évaluation dans laquelle le Général Ndirakobuca "Ndakugarika" Gervais et le Major Kazungu du Service National de Renseignement étaient également conviés, le Lt-Gnl Adolphe Nshimirimana est apparu comme un homme fatigué, physiquement très affaibli, trop pensif et agressif, à en croire toujours notre source.
Mais quel est son plan B?

En tout cas, son comportement actuel confirme la faiblesse des "imbonerakure", à remplir pleinement leur mission. En effet, nombreux parmi eux se rendent régulièrement dans les quartiers du Sud de Bujumbura, depuis que les partisans d’Agathon Rwasa ont décidé de participer à la campagne "halte contre le 3e mandat". Ils disent qu’ils sont victimes d’une propagande séparatiste, privilégiant les divisions ethniques et parlant d’une complicité déjà gagnée avec les forces de l’ordre pour parer contre les inconditionnels du respect de la Constitution et de l’Accord d’Arusha. Or, depuis une dizaine de jours, avec le début des manifestations, ces "imbonerakure" constatent que la question ethnique n’existe pas chez les manifestants. Aussi, la Force de Défense Nationale (FDN) brille par sa neutralité, vis-à-vis de ce 3e mandat. La Police Nationale du Burundi (PNB) quant à elle n’est plus en mesure de combattre farouchement les manifestants de Bujumbura, selon ces "imbonerakure" qui se sont déjà rangés du côté des opposants au 3e mandat.

En effet, la PNB est actuellement dans l’impossibilité de lutter contre les opposants au 3e mandat et faire face à la FDN opposée désormais à l’usage des balles réelles contre les manifestants, de la part de la PNB. Ce qui tranquillise les manifestants, tout en décourageant les "imbonerakure". En réalité, ces miliciens du Cndd-Fdd ne valent rien sur terrain sans l’appui de la PNB. Dans la journée de ce lundi, certains d’entre-eux ont été sérieusement battus par les manifestants de Kanyosha, au vu et au su des forces de l’ordre, sans aucune réaction de ces derniers. Vite, les "imbonerakure" des quartiers du Sud de la capitale, Kanyosha, Kinindo, Kibenga, Musaga et Gasekebuye désertent en masse et font aujourd’hui très peur au Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana. A moins de 48h, la menace de ces miliciens sera presque totalement écartée au Sud de la Capitale, bastion de l’opposition burundaise. Ce qui irrite sensiblement les Généraux favorables au 3e mandat. C’est ainsi que le Général Alain-Guillaume Bunyoni qui vivait à Gasekebuye et le Général Gervais "Ndakugarika" Ndirakobuca installé à Kinanira IV, ont déjà fait leurs valises pour se réfugier respectivement à Kigobe et à Carama, non loin de l’Aéroport International de Bujumbura, où ils croient que leur sécurité est toujours assurée ! La vache !

Même dans les quartiers du Nord de Bujumbura, Kamenge, Kinama, Buterere, Cibitoke et Mutakura, la situation n’est pas du tout bonne pour ces miliciens du Cndd-Fdd, alors qu’ils se croyaient majoritaires dans ces localités ! A Buterere par exemple, la population s’est longtemps exprimée sur la voie des ondes, pour interdire le Major Kazungu et le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana de ne plus mettre les pieds dans leur commune. Cette population accuse ces deux "officiers" de semer la pagaille dans le pays, en arrêtant injustement les gens, avant de les exécuter sans sommation et sans autre forme de procès ! Les populations de Kinama et Kamenge n’hésitent plus à donner un coup de main à leurs amis de Cibitoke, Mutakura et Ngagara, notamment pour manifester et faire la "chasse" aux "imbonerakure" armés. C’est le cas également à Buyenzi. Un quartier qui n’a pas encore adhéré à cette révolution en marche. Mais dont la population atteste qu’elle est farouchement opposée au 3e mandat de Pierre Nkurunziza. Buyenzi déclare qu’il va bientôt rejoindre les manifestants et sa colère serait haussé par les patrouilles nocturnes illégales faites par les "imbonerakure" armés dans ce quartier. Buyenzi dénonce aussi des arrestations suivies par des séances de torture sur des innocents, connus simplement comme étant contre le 3e mandat ! Lesquelles arrestations sont l’œuvre des "imbonerakure" déjà identifiés et couverts par un certain Rachid de la PNB.

Pratiquement, les dernières poches de résistance contre les manifestants sont constituées par les miliciens rwandais "interahamwe", encadrés et importés au Burundi par le trio, Adolphe Nshimirimana-Kazungu-Ndakugarika, sous la supervision de Pierre Nkurunziza. C’est une preuve d’un négationnisme affiché contre le génocide rwandais de 1994 et un processus en marche pour faire du Burundi, la base arrière des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR ! Une machination que Kigali ne pourra jamais tolérer. Et une motivation de plus pour les manifestants burundais contre le 3e mandat de Pierre Nkurunziza. En attendant que la Cour Pénale Internationale de La Haye se consacre sérieusement à ses clients burundais, la population va continuer à battre le pavé contre le 3e mandat de Pierre Nkurunziza. Pendant ce temps, toutes les provinces du pays vont progressivement entrent en action, avec des dégâts impossibles à évaluer pour le moment.

C’est pourquoi, toutes les forces vives de la Nation burundaise, avec le concours de toute la communauté internationale, l’heure a déjà sonné pour forcer Pierre Nkurunziza à jeter l’éponge, avant de rendre son tablier de président de la République. En effet, tout s’effondre dans ce pays et aucun espoir de se mettre débout avec ce régime ne pointe à l’horizon. Même la tenue des élections libres, transparentes et démocratiques est désormais impossible avec le calendrier publié il y a quelques mois, par la Commission Electorale Nationale Indépendante. Le comble du malheur pour le Burundi et ses pays voisins, Pierre Nkurunziza, déjà connecté ailleurs dans un autre monde invisible, il a déjà démissionné par coup de ses fonctions depuis des lustres. Les Généraux Adolphe Nshimirimana, Alain-Guillaume Bunyoni et Gervais "Ndakugarika" Ndirakobuca sont les véritables Maîtres de ce pays, de notre descente aux enfers.

Sans eux, Pierre Nkurunziza pourrait même accepter d’abandonner ce 3e mandat, en attendant son transfèrement à La Haye ! Ce sont ces trois malfrats qui le prennent en otage, et du coup, tout le peuple burundais ! A quand l’assaut final contre eux? Demain, il sera trop tard, même si la révolution populaire déclenchée depuis une dizaine de jours, avance à pas de géant. Mais il faudrait vite engager la vitesse supérieure. Le peuple est très fatigué.

A Bon Entendeur Salut !

Par Enock Haziyo
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