Non respect des procédures légales dans l’achat du matériel de la Présidence de la République
(Source: Olucome)
Le 06 juin 14

A Son Excellence
Monsieur le Chef de cabinet civil du Président de la République du Burundi
à Bujumbura

Excellence Monsieur le Chef de cabinet civil,

L’OLUCOME vient d’apprendre avec une grande consternation les démarches entreprises par la Présidence de la République pour l’achat du matériel pour les véhicules de l’escorte présidentiel d’une valeur de 21.333 dollars américains (environ 34.000.000 Fbu) sans passer par la concurrence officielle à travers les marchés publics. Or, si la valeur d’un matériel dépasse 5 millions de francs burundais, il doit y avoir de la concurrence.

En effet, Excellence Monsieur le Chef de cabinet civil, l’OLUCOME l’a constaté à travers vos lettres respectives, n°100/CAB/1116/2014 et n°100/CAB/1117/2014 envoyé au Ministre des Finances. Dans la première, vous lui demandiez de débloquer huit mille neuf cent vingt-cinq dollars américains (8 925 USD) pour l’achat de 5 gommes dures de blindage à Dubai, destinées à être incorporées dans les roues du véhicule blindé présidentiel. Dans la deuxième lettre, vous demandiez au Ministre des Finances d’acheter, à Dubai, 16 pneus pour les véhicules Mercedes servant d’escorte présidentielle. Ces pneus ont une valeur totale de douze mille quatre cent huit dollars américains (12 408 USD). En tout, vous demandiez au Ministre de débloquer 21 333 dollars américains, soit environ 34 millions de francs burundais.

En outre, l’OLUCOME ne comprend pas pourquoi vous demandez au Ministre des Finances de débloquer l’argent pour l’achat de ce matériel alors que la présidence a un budget propre à lui, offert chaque mois à titre de tranche mensuelle.

Par ailleurs, l’OLUCOME estime qu’un tel montant ne peut être débloqué sans ouvrir le marché officiellement afin qu’il y ait une compétition comme l’exige le Code des Marchés Publics. C’est pourquoi nous vous demandons d’annuler ces achats afin de vous conformer à la loi en vigueur réglementant les Marchés publics au Burundi.

Espérant que vous allez tenir en considération notre proposition, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Chef de cabinet civil, l’expression de ma haute considération.

Pour l’OLUCOME,

Gabriel RUFYIRI, Président

C.P.I à :
  Excellence Monsieur le Ministre à la Présidence Chargé de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation ;
  Excellence Monsieur le Ministre des Finances et de la Planification du Développement Economique à Bujumbura

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