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Que fait le général Niyombare lorsque la police a démissionné devant les Imbonerakure
Le 01 février 10
Au moment où les Imbonerakure du Cndd-Fdd font les entrainements paramilitaires dans tous les coins du Burundi en scandant des slogans incendiaires comme "shirira" (enragez-vous), "zigiza" (calciner), "guguna" (Broyez), "Zirye zose n'iziri mu magi" (détruisez tout sur votre passage), "randura" (déraciner), "kangaza", "hongor'injazi" . , harcèlent la population, font le travaille de la police (arrestations et autres), des menaces comme "Tuzobaboha, tuzobarasa" (Nous allons les ligoter. Nous allons leurs tirer dessus); le chef d'Etat major le général Godefroid Niyombare, le patron de la Documentation le général Adolphe Nshimirimana, le ministre de la sécurité publique le commissaire Alain Guillaume Bunyoni n'ont pas lever ni leur voix ni leur doigt pour dénoncer ou stopper ces entrainements comme si ils sont responsable dans un pays autre que le Burundi.
Comme des responsables qui ont démissionné de leurs fonctions, le porte parole de la police a justifié les attaques que ces Imbonerakure font envers les jeunes des autres partis politiques comme des boxeurs mais qui n'ont pas d'arbitre.
Le Ministre de l'Intérieur vient d'interdire ce type de sports politiquement orientés pour la deuxième fois. Mais le président Nkurunziza, qui avait été interrogé sur la question, à son retour d'Italie l'année passée, n'a pas tari d'éloges à l'égard de la pratique sportive. Il a affirmé que "le sport est un facteur important de socialisation et a un impact positif sur la santé. Il est de ce fait autorisé tant qu'il s'effectue dans les limites de la loi". Il a mis en garde tous ceux qui voudraient confondre ce sport avec les activités à caractère politique. Il a conclu en disant que "Les jeunes Imbonerakure ou autres n'ont rien de commun avec les Interahamwe de la veille du génocide rwandais car chaque peuple a sa réalité historique" .
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L'instinct militaire est toujours au rendez-vous |
Mais pour un show au bord du lac Tanganyika, le général Niyombare a fait appel aux médias.
Lorsqu'un montage est mal préparé, les résultats aussi sont mauvais. La médiatisation de ces arrestations a faussé les obscurs objectifs que se sont donnés les responsables de ces arrestations.
Aujourd'hui, un autre langage est entrain de conquérir l'opinion. Le général Niyombare nous avait parlé d'une préparation d'un coup d'Etat et le ministre des affaires étrangères Térance Nsanze, en visite en Ethiopie, a confirmé cette information.
Le ministère de la Défense a sorti un communiqué de presse par lequel il a rejeté l'hypothèse de l'existence d'un complot de coup d'Etat au sein de l'armée nationale. Le communiqué a affirmé que les militaires arrêtés se préparaient à désobéir à leurs supérieurs et non à opérer un coup d'Etat comme l'avait annoncé le chef d'Etat major.
Des témoins à ces arrestations trouvent que ces prétendus putschistes ne pouvaient pas préparer un coup d'Etat devant "La Pirogue", un cabaret préféré du Directeur National des Renseignements, le Général Adolphe Nshimirimana.
Ces prétendus putschistes ont été conduit dans le camp DCA Kamenge où un groupe d'officiers supérieurs sont restés jusque tard dans la nuit.
Plusieurs personnes trouvent cette arrestation lacunaire car, selon elles, les coups d'état ne se préparent pas devant des bistrots proches du lac, des endroits beaucoup fréquentés surtout les week-ends. Selon des témoins qui étaient sur place, un cameraman militaire est arrivé à cet endroit bien avant et a vite filmé l'événement.
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