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Le Dr Yves Sahinguvu danse sur le sang des victimes du Gén Major Nshimirimana Adolphe
 Le 04 juin 09

Ce n’est plus un secret pour personne, le Dr Yves Sahinguvu danse au rythme du parti Cndd-Fdd à l’instar du Dr Martin Nduwimana et certains membres du parti Uprona appartenant à l’aile Buyoya. Ici, il y’a lieu de constater sans risque de se tromper que les politiciens burundais accusent un manque criant de maturité politique et du sens patriotique prôné pourtant par leurs partis d’origine.

A l’occasion une journée "Portes Ouvertes" sur le thème "Faisons connaissance avec le SNR" organisée par le Général Major Adolphe Nshimirimana, patron du Service National des Renseignements ce mercredi 03 juin, aux yeux des diplomates, cette figure du parti de Rwagasore n’a pas mâché ses mots en félicitant cette police présidentielle pour les progrès significatifs qu’elle a réalisé au cours de ses missions (quelles missions ?). Pourtant, de paisibles citoyens continuent à être malmenés dans tout le pays par les agents de cette police qui œuvrent pour le compte du parti au pouvoir.

Dr Yves Sahinguvu
Le Dr Yves Sahinguvu ne devrait pas se rendre dans ces lieux pour faire des éloges au personnel y œuvrant vus les malheurs qui y sont vécus par des gens ne partageant pas la même vision politique avec le Cndd-Fdd. Peut-on dire que ce docteur ignore les tortures que le Service National des Renseignements a infligées à son prédécesseur Alphonse Marie Kadege dans un montage de coup d’Etat lui imputé tout récemment ?

Certainement, le Premier Vice-président de la République ne connait pas le diable avec qui il joue. Il devrait savoir qu’il n’est pas épargné des montages qui peuvent lui être attribués juste pour se débarrasser de lui le moment venu. A moins qu’il se résigne à la mendicité sans retour comme la plupart des ministres du gouvernement Nkurunziza. Les sages disent que ; "Rira bien qui rira le dernier". L’exemple de l’Honorable Hussein Radjabu, lui qui était traité par ce criminel de "Mzee", devrait lui servir de leçon. Il est superflu de faire des louanges à un service qui torture les opposants politiques au vu et au su de tout le monde.

Et de surcroît, devant le corps diplomatique, le patron du SNR a mis en garde la société civile et quelques partis politiques de l’opposition pour des discours qu’il considère comme incendiaires lancés à travers les médias contre son service. Quel cinéma politique ! Dans un langage arrogant, avec un français d’un petit nègre, ce patron de la police présidentielle a voulu faire taire les hommes politiques et les organisations de défense des droits de l’homme qui ne cessent de dénoncer les exactions faites par les agents de son service à travers tout le pays en ces termes : "Nous observons les agissements de certains politiciens de l’opposition qui se font passer pour des acteurs de la société civile et qui ne font rien d’autre que fustiger le Service National de Renseignement, en le taxant de tous les maux, nous devons leur dire qu’ils ont déjà dépassé les limites et qu’ils jouent avec le feu, en tentant de réveiller les démons de la guerre".

Malgré l’impunité qui s’observe au Burundi, il arrivera un moment où le peuple burundais décidera que toute cette bande de criminels qui ne cessent d’endeuiller le pays soit jugés à la Cour Pénale Internationale à l’instar d’autres génocidaires que le monde a connus. Cette justice aura satisfait tout un chacun et contribuera à la recherche d’une paix durable. Le docteur Sahinguvu saura plus tard que pour des intérêts personnels, il a vitaminé le parti Cndd-Fdd pour piétiner les valeurs humaines. Terminons par cet adage burundais qui dit : "Nkunda kurya yariye agafyera kamumena itama" !