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Burundi: L’agonie politique d’une imposture religieuse au sommet de l’Etat
(Source: Burundi Bwiza)  
 Le 08 juin 09

De 2005 à 2009, quatre ans sont passés au Burundi, pas au rythme du monde. Quatre longues années d’hypocrisie, de démagogie et de trahisons politiques sur fond d’un décor religieux très osé et ahurissant. Quatre très longues années pour voir tomber les masques d’un régime immoral et s’ébranler avant de s’éteindre, l’espoir étincelant de franchir enfin un horizon ouvert sur le développement, le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance démocratique.

On ne s’amuse pas avec Dieu parce que Dieu ne s’amuse pas avec les hommes. La religion et l’église de Dieu sont des domaines trop sacrés pour être manipulés et instrumentalisés comme la magistrature, les forces de sécurité, l’administration ou certains partis politiques. Nul pouvoir politique, celui du CNDD-FDD compris, ne peut survivre longtemps à l’exercice périlleux et diabolique d’une exploitation éhontée de la fibre religieuse, dans l’achat et la manipulation des consciences des citoyens; aux fins de les diviser, de les dresser les uns contre les autres. Là où la religion prêche l’unité, l’amour, l’humilité et le respect de la personne humaine, l’on ne peut promouvoir la division, la haine, l’orgueil et la violation des droits de l’homme, au nom de Dieu, sans s’exposer à la malédiction divine, à la perte personnelle ou à la faillite institutionnelle. On ne peut offenser Dieu parce que quand il se fâche, il frappe et très fort. Mieux, il maudit.

Nkurunziza en plein transe (Source: Burundi News)
Le pouvoir du CNDD-FDD est-il donc déjà maudit ou se condamne t-il à le devenir, depuis qu’il a engagé délibérément une politique d’ingérence dans le religieux, en violation flagrante de la Constitution sur la laïcité de l’Etat et la neutralité politique des confessions religieuses en tant que composante de la société civile burundaise ? Tout porte à y croire, au regard de l’histoire et de la situation actuelle.

Les leaders et autres ténors du CNDD-FDD, qui devaient être encore très jeunes, au début des années 1980, ont certainement oublié le sort du régime dictatorial et antidémocratique du Président Jean-Baptiste BAGAZA, lorsqu’au sommet de sa gloire politique, il a bravé l’interdit en montant à l’assaut de l’église papale, l’accusant d’être complice de ses opposants, la suite est connue. Il est tombé comme une pomme lourde de mûrissement, vomi par la population acculée à prier dans la clandestinité, combattu par la communauté internationale médusée, lâché par les siens désemparés et finalement maudit par Dieu, le Géant. On ne combat pas Dieu, on le prie. On le vénère.

La croisade politico-religieuse du parti CNDD-FDD incarné par le pouvoir du Président Pierre NKURUNZIZA, a été lancée en 2005 en tant que stratégie de pouvoir sous tendue par une philosophie claire, organisée en cinq actes et fondée sur trois piliers, à savoir l’édiction de codes secrets sous forme de formule pour abuser l’opinion, la création sournoise de réseaux propres de pouvoir par le démantèlement et la recomposition de corps socioprofessionnels existants et la promotion d’un plan de financement occulte des entités inféodées au pouvoir.

Premier acte : la prestation de serment

Lors de leur prestation de serment, dans le cadre interne du parti CNDD-FDD, le Président Pierre NKURUNZIZA et les autres dignitaires du régime demandaient explicitement que la malédiction divine s’abatte sur eux si jamais dans l’exercice de leurs fonctions, ils trahissent l’idéologie et les valeurs fondatrices de l’organisation ou les amis politiques. Avec le congrès très contesté du 07/02/2007 à Ngozi, le sommet de la trahison a été atteint, en ce qui concerne la violation de l’idéologie et des textes réglementaires du parti. En ce qui concerne les amis politiques de très longue date également, au rang desquels les figures historiques les plus remarquables sont incontestablement les Honorables Hussein RADJABU et Pasteur MPAWENAYO.

Au lendemain de ce congres de la trahison et de la honte, le parti CNDD-FDD s’est fissuré et disloqué en deux camps , celui d’un pouvoir très affaibli car frappé par la malédiction divine méritée et celui de la fidélité aux valeurs et aux amitiés, incarné par l’Honorable Hussein RADJABU et promis à un bel avenir, un véritable destin national, car béni de Dieu. Jouer avec Dieu et sa parole, c’est se bruler les doigts et se suicider.

Deuxième acte : la philosophie politique du régime

A son investiture à la magistrature suprême du Burundi, le Président Pierre NKURUNZIZA a clairement énoncé la formule magique du pouvoir qu’il venait exercer et imprimer au pays: “Travailler en priant et prier en travaillant”. Alléchante et sage à première vue, cette formule très hypocrite s’est révélée désastreuse pour la nation et son peuple, tant le favoritisme religieux d’Etat s’est développé de manière outrancière et choquante, dans un Etat constitutionnellement laïc, reconnaissant à chaque citoyen le libre exercice du culte, dans l’acceptation et la tolérance des autres et dans l’harmonie sociale, toutes les confessions religieuses étant traitées sur le même pied d’égalité et bénéficiant de la même attention du gouvernement.

Depuis 2005, on assiste à plus de prières, plongeant le gouvernement entier, le parti au pouvoir et les réseaux divers inféodés au pouvoir, dans un univers religieux complexe, confus, diffus, tentaculaire et anonyme, largement inspiré de l’église protestante, le tout sur fond d’une mobilisation populaire, médiatique et financière qui laisse perplexe et donne à redouter une entreprise politique conçue et pilotée par le couple présidentiel, particulièrement impliqué dans ce véritable programme du gouvernement, comme on peut le qualifier. Et le temps a manqué pour le travail productif. Et des moyens colossaux ont été engloutis dans ces rendez-vous religieux. Plus de prières, moins de travail et très peu de résultats, est-on en droit de proclamer. Si le pouvoir prie pour l’anéantissement politique de ses opposants réels ou supposés et s’il travaille à la division au sein de l’église de Dieu et à la dislocation du tissu social qui fait la cohésion et l’unité sociales chez les fidèles, indépendamment de leurs confessions respectives, quelle bénédiction peut-il avoir ? Quelle récompense divine peut-il mériter sinon la malédiction ?

Et la malédiction du pouvoir, ce sont les conflits sociaux permanents, l’insécurité généralisée, les détournements de fonds de l’Etat, l’affaiblissement de l’autorité, l’isolement diplomatique du pays et les rançons dirigées contre une population pauvre, sur fond de mensonges, à caractère religieux et protestant, à travers des micros finances à la solde du parti au pouvoir!

Troisième acte : tentative d’absorption politique des confessions religieuses

Au lendemain de sa prise de pouvoir en août 2005, le Président Pierre NKURUNZIZA, dans un schéma tactique risqué, a subtilement entrepris d’absorber politiquement les confessions religieuses, sous le prétexte fallacieux de les associer aux travaux de développement telle la construction des écoles et des centres de sante, le prêt temporaire de locaux aux directions scolaires manquant d’infrastructures et d’autres formes de coopération suivant les possibilités de chacune d’elles. Cette collaboration en apparence louable et salutaire, matérialisée par les rencontres et les prières hebdomadaires des leaders religieux sous la houlette du Chef de l’Etat, pour la paix et le développement au Burundi, n’a pas fait long feu parce qu’elle n’avait rien de sain.

Si les leaders religieux faibles, peu représentatifs et totalement dépourvus, ne possédant même pas de lieux de culte décents pour leurs églises, ont vu dans cette initiative présidentielle l’occasion rêvée et inespérée d’une promotion personnelle et d’un crédit fait à leurs associations opérant comme des sectes, les esprits lucides, solides et attachés à des corps et des valeurs sûrs, y ont vite perçu un piège qu’ils se sont empressés de sauter pieds joints, considérant que le politique et le religieux, tout en étant complémentaires, n’ont pas à se confondre en se fondant l’un dans l’autre. Chacun dit, selon ces leaders religieux attachés profondément à l’Independence et à la neutralité politiques des confessions religieuses, jouer son rôle spécifique dans la société, en gardant son statut propre et en coopérant positivement avec les autres, en toute responsabilité, en toute honnêteté et en toute transparence. Ce fut le tout premier échec patent du régime qui en a pris un sérieux coup politique aux séquelles persistantes. Le pouvoir ne s’est pourtant pas avoué vaincu et a récidivé, sous une autre forme, encore plus sournoise, en renforçant, à son profit et au profit du parti CNDD-FDD décadent, les responsables des sectes religieuses désireuses de l’appui du politique pour consolider leurs assises dans le pays et en affaiblissant, à coup de divisions internes provoquées, les confessions religieuses solidement ancrées dans la société et soucieuses de jouer les cartes de la neutralité et de l’indépendance.

(Source: Iwacu Burundi)
Quatrième acte: démantèlement des confessions religieuses fortement ancrées dans la société burundaise.

Le pouvoir du CNDD-FDD a braqué ses canons sur trois confessions religieuses aux leaders jugés intransigeants et donc, rebelles à la volonté du régime de faire de ces canaux stratégiques des outils privilégiés de mobilisation politique en vue des élections de 2010. Il s’agit de l’église Catholique romaine, de l’Islam et de l’église de Pentecôte aujourd’hui secouée par la multiplication de sectes religieuses contestant son hégémonie.

Contre l’église Catholique romaine, redoutable et redoutée de par la solidité de ses structures, de ses moyens et de son leadership mondial, le pouvoir du Président Pierre NKURUNZIZA a entrepris et entretient deux actions forts timides mais suffisamment nuisibles. En vue de discréditer les autorités ecclésiastiques et de dresser certains membres du clergé contre elles, dans l’optique de créer la méfiance au sein de l’église et de créer d’éventuelles discordances internes, le pouvoir du CNDD-FDD vient de lancer, comme un ballon d’essai, une rumeur grave sur un prétendu complot contre les institutions de la République qui serait ourdi par l’un de deux archevêques du pays. A quelle fin et avec quels moyens, personne ne le sait, sauf ces spécialistes de montages-bidons et à répétition que la malédiction divine va encore une fois frapper, pour le mal qu’ils font à la nation et à l’église de Dieu.

Et comme si cela ne suffisait pas pour le pouvoir, l’actuel ministre de l’Intérieur, Monsieur Edouard NDUWIMANA, n’a pu, du temps où il était encore Gouverneur de la province Kayanza, empêcher la poursuite des activités de prière d’un groupe de fideles catholiques, en rébellion avec l’autorité catholique nationale, sur la colline Businde, commune Gahombo. Ces tergiversations d’une autorité administrative, catholique elle-même, ne sont pas de nature à rassurer sur les intentions réelles du pouvoir en ce qui concerne l’intégrité et le fonctionnement normal de l’église Catholique du Burundi.

Et ce n’est pas le Président Pierre NKURUNZIZA qui réussira là où le Président Jean-Baptiste BAGAZA a échoué dans la déstabilisation de l’église de Rome, il y a un quart de siècle déjà. Dressée comme un Roc béni de Dieu, elle restera pour toujours une et indivisible tandis que ses détracteurs tomberont, les uns après les autres, comme des châteaux de cartes, abattus par un jugement sévèrement maléfique.

S’attaquent cette fois-ci à l’intégrité et à l’unicité du culte musulman au Burundi, les autorités politiques et le parti au pouvoir, par le truchement du Ministre de l’intérieur, ont lamentablement échoué à crédibiliser dans la communauté islamique, la désignation d’un Représentant légal bis, en violation flagrante et sans précédent des textes régissant la Communauté Islamique du Burundi, COMIBU, en vue de créer des dissensions internes, d’entretenir un climat de méfiance entre les adeptes de cette religion et de récupérer politiquement la situation à des fins électorales, par la manipulation et l’affaiblissement de l’autorité du culte. Mais le culte musulman se porte aujourd’hui, comme un charme, grâce à la clairvoyance et à l’unité de son leadership, la vérité ayant triomphé sur le mensonge, la sagesse sur la cupidité et la tricherie. Encore une fois, le pouvoir du CNDD-FDD a raté son coup, Dieu ayant eu le dessus sur le diable, comme toujours.

Dans l’élan ultime, en d’autres termes, de la dernière chance, avec l’énergie résiduelle du désespoir, le pouvoir monte à l’assaut de l’église Pentecôte du Burundi, en concentrant toutes les troupes et tous les moyens de sa machine de guerre politique, de manière déterminée et déchainée, le parti CNDD-FDD à l’appui, avec sa cohorte de jeunes chauffés à blanc et les moyens de l’Etat.

Tout commence avec la tentative heureusement avortée d’envoi de certains éléments de la ligue des jeunes du CNDD-FDD en formation de renseignement en Libye et au Soudan, sous la couverture de la chorale présidentielle KOMEZA GUSENGA, les autorités des pays hôtes ayant vite perçu et refusé le manège et la face cachée de la mission. Malgré l’échec de cette mission, le pouvoir a poursuivi, à travers le parti CNDD-FDD, à organiser les jeunes militants dans des réseaux de sape et de déstabilisation sur lesquels les leaders religieux à promouvoir, à des fins politiques et électorales, vont s’appuyer pour revendiquer les changements dans la représentation des missions protestantes pentecôtistes disséminées dans le pays.

Le mode opératoire est relativement affiné. Dans un deuxième temps, le pouvoir du CNDD-FDD conçoit le thème de propagande et procède à l’endoctrinement politique des réseaux constitués et des leaders pressentis pour prendre la place des responsables légaux; à savoir que l’église de Pentecôte du Burundi est dominée par les Tutsi. Deux pistes sont simultanément tracées pour créer une dualité hutu-tutsi dans la gestion des missions protestantes implantées dans le pays.

Il s’agit, d’une part, de promouvoir, pour le pouvoir du CNDD-FDD, la contestation Hutu au sein de l’église de Pentecôte pour tenter d’imposer à sa tête, des leaders religieux qui seraient de mèche avec lui, à l ‘instar de messieurs Sophonie NGENDAKURIYO et Aimé NKURUNZIZA, respectivement représentants légaux des ONGs “World Relief” et “Compassion Group”, deux associations-parapluie du CNDD-FDD considérées comme les canaux privilégiés de collecte et de distribution des aides auprès des populations soigneusement choisis, sur fond de propagande politique partisane.

Ces personnalités et les organisations politico-religieuses qu’elles pilotent travaillent étroitement avec l’Honorable Alexis BAREKEBAVUGE, un agent de renseignement privé et connu du Président NKURUNZIZA dans les milieux religieux et au parlement et Monsieur Lazare MVUYEKURE, en charge de l’organisation et de l’animation des jeunes des églises protestantes, dans l’optique clairement affichée d’être les alliés et les relais du parti au pouvoir, dans la mobilisation politique des fidèles hutu ou hutisants.

L’on se souviendra à ce sujet, de la sortie fort médiatisée de la police nationale, dans les enceintes de l’église de Pentecôte de Ntahangwa, sous la conduite des officiers David NIKIZA et Pablo, très connus pour leur fidélité maladive au parti CNDD-FDD, pour interdire la poursuite du culte et renvoyer au ministère de l’Intérieur la responsabilité de trancher le différend sur la représentation légale de la Communauté des Eglises de Pentecôte du Burundi (CEPBU), disputée à l’initiative du pouvoir, pour décréter, en définitive, en faveur de ses protégés, dont monsieur Sophonie NGENDAKURIYO, devenu depuis le conseiller privé du Président NKURUNZIZA. La piste semble heureusement avoir échoué, mais la vigilance reste de mise.

Une scène similaire a été observée, au cours de l’année 2008, à l’église de Pentecôte de Gishiha, en commune Vugizo, province de Makamba, lorsque des pasteurs et des fideles se sont affrontés, armes à la main, sur des bases ethniques, pour revendiquer la représentation légale de la mission. Le pouvoir n’était nullement étranger à ce spectacle dégoûtant et désolant, puisque dans les jours qui ont précédé l’incident, l’on a vu la présence suspecte de Madame Hafsa MOSSI, à l’époque Ministre de la Communication et Porte parole du Gouvernement et Monsieur Onésime NDUWIMANA, Directeur Général de la SOCABU et Porte parole du CNDD-FDD. Peu après leur séjour très remarqué, une centaine de jeunes de la ligue du parti CNDD-FDD a procédé à la distribution des aides collectées par leurs alliés du “Compassion Group” aux rapatriés. D’autre part, il s’agit pour le pouvoir de renforcer et de récupérer politiquement l’Eglise de l’Unite du Saint Esprit au Burundi (EUSEBU), considérée comme la branche hutu de l’église de Pentecôte du Burundi. La piste fonctionne encore mais pour combien de temps? Il faut donc veiller au grain.

Cinquième acte : le financement occulte des confessions acquises au pouvoir du CNDD-FDD

Pour renforcer et fidéliser les milieux religieux qui lui sont acquis, le pouvoir a conçu un véritable plan de financement des sectes, dont certaines sont même créées pour les besoins de la cause, et des noyaux de dissidence déclarées ou en gestation dans les autres églises via des associations parapluie, dont la plus puissante aujourd’hui est devenue la Fondation UBUNTU présidée par la première dame du pays et arrosée de fonds et d’aides extérieures, comme si elle était saine et engagée auprès de tous les burundais nécessiteux, sans exclusive. L’appui exorbitant accordé à l’église EUSEBU, à Makamba et ailleurs, est significatif à ce sujet et trahit les intentions cachées du couple présidentiel d’asseoir son pouvoir sur la discrimination ethnique et religieuse digne des époques révolues et des régimes surannés.

En conclusion, l’analyse de cet univers politico-religieux qui sous-tend la cécité politique du pouvoir de NKURUNZIZA et replonge le pays dans les ténèbres du passé, même à émettre les observations et recommandations suivantes, destinées à mettre le pouvoir actuel devant ses responsabilités historiques face à ses dérives religieuses dévastatrices et à alerter l’opinion nationale et internationale sur les dérapages induits pouvant porter préjudice à l’unité et à la cohésion nationales retrouvées, après tant d’années de déchirements et de propagandes divisionnistes :

1. Le Président NKURUNZIZA, le gouvernement tout entier et le parti CNDD-FDD se doivent de respecter l’esprit et la lettre de la Constitution en ce qui concerne la laïcité de l’Etat et la neutralité politique des confessions religieuses dans leur ensemble ;

2. La prétendue générosité du couple présidentiel exercée avec les fonds de l’Etat et les aides extérieures faites au pays doit être générale et impartiale, au risque d’être dénoncée comme un moyen de propagande politique partisane, contraire à l’esprit de la Constitution;

3. Le Président NKURUNZIZA, son gouvernement et le CNDD-FDD portent l’entière responsabilité sur les dérapages politico-religieux pouvant découler de cette campagne divisionniste désormais découverte et dénoncée ;

4. Les responsables d’églises et les leaders religieux doivent garder leur neutralité dans l’exercice de leurs missions nobles et protéger leurs entités contre l’intrusion néfaste des hommes politiques, au risque d’être désavoués publiquement.

QUE DIEU PROTEGE LE BURUNDI ET SON PEUPLE!