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La Police Nationale du Burundi est-elle une Société Publique ou Privée?
(Source: Burundi Bwiza)  
 Le 08 juin 09

En date du 01 mai 2009, le représentant du Maire de la ville de Bujumbura, dans les cérémonies marquant la fête des travailleurs, a remis un prix à deux officiers de la Police Nationale à savoir:

- OPC2 Nikiza David, Commissaire Régional Ouest et
- OPC2 Nzitabakuze Arthémon, Commissaire Municipale P.J (Police Judiciaire)

La question que tout le monde se pose est celle de savoir la raison qui a poussé les autorités à confondre volontairement ou de façon délibérée, la fonction du corps de police et celle des sociétés publiques et privées.

Pour rappel, nous savons que la Police Nationale du Burundi est une Institution de souveraineté et non une société publique ou privée. Donner une émulation aux policiers n’est pas en soi une mauvaise chose, mais faut-il bien définir le cadre des cérémonies !

Dans un cadre général, quand un membre du corps de défense ou de police a fait des merveilles méritant des félicitations et encouragements, le commandement organise des séances d’annonce et procède à la lecture devant l’assemblée, militaire ou policière, des aventures réussies et couronne les chanceux.

Aussi, ces merveilles sont notées dans un cahier d’actif-passif ainsi qu’une note de félicitation dans son F.M.C (Feuille Matricule Contrôle) ou dossier individuel.

Il n’a pas du tout été aisé du grand commissariat régional ouest, il a toujours brillé par des actes peu enviables à la fonction d’un Chef policier, et les plus grands spécialistes du commandement apprécient l’efficacité du Chef par l’audace de ses initiatives.

Son choix donne une autre lecture des faits, il n’a pas été récompensé pour l’audace de ses initiatives dans un régime démocratique, mais pour avoir servi un régime totalitaire où tous les abus sont permis.

En principe, ces cérémonies de récompense publique se font pour des cas d’exemple où l’élu doit avoir manifesté ou fait montre de qualités professionnelles d’un manager de référence. Faudrait-il alors, pour les actions futures, prendre comme cet imminent policier toujours divergeant avec les défenseurs des droits de l’homme locaux et internationaux ?

Le fonctionnaire de la Police Nationale du Burundi pou être une référence utile devrait respecter les principes d’intégrité, d’impartialité et de dignité, garants de l’exercice de défense des libertés et de maintien de l’ordre public dans un système démocratique.

Nous sommes encore loin du professionnalisme car, toutes ces valeurs sont mises en détresse, leur inobservation n’expose plus le membre défaillant à des sanctions disciplinaires, mais plutôt à des considérations les plus exceptionnelles par les plus hautes autorités de l’Etat.

Si tel est le cas, qui seront les prochains lauréats ? Certainement d’autres gaffeurs et la proposition pourrait donner le privilège au commandant du 3ème GMIR (SOCARTI) OPP1 Hassan lui qui n’hésite pas à mener une opération de perquisition dans un secteur qui n’est pas le sien (Kanyosha) et saisir un lot important d’Ivoire. Ce dernier sera déchargé à son domicile pour ¾ et le reste au camp SOCARTI.

En attendant que d’autres cas se manifestent, il peut encore tenir ses chances. Mais encore, il faudra faire attention au courant de la privatisation, la Police Nationale du Burundi risque de figurer sur la prochaine liste des sociétés publiques à privatiser et ainsi participer au défilé du jour.