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La Police Nationale du Burundi à l’instar de l’ancienne Gendarmerie.
 Le 16 Février 09

Les négociations entre le Gouvernement de transition du Burundi et le Mouvement rebelle du CNDD-FDD ont abouti à la mise en place d’un corps de Défense, la Force de Défense Nationale, et d’un corps de sécurité qu’est la Police Nationale du Burundi.

Ceci avait donné espoir à tout le peuple burundais et à tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, avaient aidé pour que le processus de paix aille de l’avant. Décrite par le chef du Mouvement rebelle comme un corps n’ayant que des missions obscures de perpétrer les massacres des populations hutues, des exécutions sommaires et d’appuyer certains groupes dans la mise en action des plans odieux, le corps de la Gendarmerie s’est vu dissout.

Mais "la nuit, tous les chats sont gris", a-t-on dit. La police nationale du Burundi se retrouve coincée par l’Exécutif dans les mêmes erreurs que la gendarmerie. Le parti au pouvoir utilise la police nationale comme un commissariat chargé de défendre ses intérêts sectaires et non comme un corps de sécurité au service de la nation.

Tantôt les policiers sont utilisés comme des sentinelles, tantôt comme des commissionnaires, et souvent comme travailleurs domestiques. On ne peut plus distinguer le corps de police d’un groupe de personnes engagées au service d’un et un seul patron.

Dans les préparatifs actuels du CNDD-FDD, la police pourrait être utilisée pour intimider la population à voter pour le parti au pouvoir. Ainsi, tout officier de police sera envoyé à sa colline natale pour contraindre à ses parents et voisins de voter pour le CNDD-FDD. D’autres seront positionnés autour des bureaux de vote pour amasser les urnes et aller faire le décompte des voix à l’ainsi des électeurs.

Mais cela parait fou pour une classe politique au pouvoir. Le Burundi n’est pas une île. C’est un pays bien connu dans le concert des nations. Et dans ce cas, où seront les membres du corps de la FDN ? Vont-ils laisser la police prendre en otage la destinée du pays ? Vont-ils accepter que la police prépare une guerre pour les appeler au combat au moment où elle se cache ? Vont-ils accepter de payer les pots que la police aura cassés ? Non, Non, personne ne peut y croire.

La FDN ne peut pas être là pour rien, les affaires du pays la concernent aussi.

A bon entendeur salut !