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 Actualités

La Police Nationale trahie par le Haut Commandement
 Le 15 août 09

 
Dans un pays où le régime est supposé démocratique comme le Burundi, toutes les institutions y comprises les forces de défense et de sécurité doivent revêtir un caractère nationaliste pour aider à l’épanouissement des citoyens, détenteurs du pouvoir en premier lieu. Dans ce pays de l’Afrique centrale, ce principe semble échapper à la quasi-totalité des hautes autorités qui ne rêvent qu’à spolier les biens destinés au peuple.

Sans doute que vous êtes au courant des magouilles qui s’opèrent au sein de la Police Nationale depuis l’avènement du Cndd-Fdd au pouvoir. Ce n’est plus un secret pour personne, cet organe de l’Etat manque cruellement depuis 2005 d’hommes capables de faire de lui un corps responsable et républicain qui doit être à la hauteur des tâches lui dévolues. On observe à travers tout le pays des agents de l’ordre participer dans de sales besognes comme le vol à mains armées, le viol, les tueries sélectives, les intimidations et harcèlements de la population en général et des membres des partis politiques de l’opposition en particulier. Les exactions qui se commettent dans le pays trouvent la plupart du temps leur source dans le chef du haut commandement qui travaille sous les ordres du parti au pouvoir. Il est regrettable que certains subalternes soient utilisés comme des marionnettes au lieu de refuser les ordres qui sont de nature à souiller leur corps.

Au niveau de la passation des marchés, les responsables de la Police Nationale trempent dans des malversations et corruptions sans noms, en privilégiant des personnalités morales ou physiques incapables de livrer des produits de qualité et à bas prix. Les commissions sont leurs premières préoccupations pour garnir leurs poches. Souvenez-vous des marchés du haricot en 2005, des véhicules neufs et autres qui ont fait couler beaucoup d’encre pour finir par la promotion du Général A.G. Bunyoni au poste de ministre de la sécurité publique. Les bons sont démobilisés tandis que les mauvais sont promus. Quelle irresponsabilité !

 
Sur ce point, le dernier marché de fabrication des tenues de la police est une calamité entaché de beaucoup d’irrégularités à tel enseigne que les habits de couleur bleu foncé (tendant vers le noir), portés pour la première fois le 1er juillet de cette année sont méconnaissables une semaine après pour ressembler à la tenue des marins américains. Quel gâchis !!! Si pour des commissions gagnées, le haut commandement de la Police Nationale habille les policiers des habits en haillons comme les enfants de la rue (MAYIBOBO), qu’en est-il des marchés dont les irrégularités ne sont pas apparentes ? Comment voulez-vous que les policiers ne soient pas complexés à coté des militaires de la FDN qui apparemment sont gâtés quant à leur habillement ? Si on regarde des militaires passer dans la rue, on sent directement le niveau d’organisation de leurs responsables par rapport à ceux de la Police Nationale ! Et nos parlementaires qui sont souvent escortés par ces policiers habillés comme des vagabonds, le remarquent-ils ? Trouvent-ils cela normal ou sont-ils complices dans les magouilles qui entourent la commande de ces haillons ?

Si on croit à nos sources, à l’heure actuelle les policiers ne sont presque plus rationnés en vivres. Pourtant, les policiers et les militaires ont les mêmes sources de financement. En plus, la population par diverses taxes payées et la communauté internationale par ses aides diverses font tout pour rendre cette police républicaine. En témoigne le budget qui a été voté en décembre dernier. Suite à cette galère instaurée par le haut commandement de la Police Nationale, les agents de l’ordre s’adonnent à la corruption et rançonnent tout passant pour trouver de quoi mettre sous la dent et nourrir leurs familles respectives. Bunyoni et sa bande de brigands devraient démissionner car, trop c’est trop !

Ce désordre qui s’accentue dans la passation des marchés déshonore la nation toute entière et lui fait perdre sa crédibilité auprès de ses bailleurs de fonds. Pendant que le peuple croupie dans une misère sans précédent, les responsables de ce corps à commencer par le Général Bunyoni, s’enrichissent démesurément et font pousser des maisons comme des champignons dans les nouveaux quartiers de la capitale. Le parlement étant démissionnaire devant son rôle de contrôler de l’action du gouvernement, les responsables de la Police Nationale se la coulent douce sans s’inquiéter de quoi que ce soit et éliminent toute personne qui ose décrier leurs crimes économiques.

En guise de surenchères, le Président Nkurunziza ne cesse de clamer haut et fort à travers les media que le Burundi a aujourd’hui une police formée, disciplinée, capable d’aider au maintien de l’ordre dans d’autres pays. Cependant, les burundais la redoutent à son passage et préfèrent en être éloignés pour se sentir plus sécurisés. Espérons qu’elle n’exporte pas ses vices ailleurs dans le monde, sinon, attention au virus "P.I.I : Police d’Insécurité Intérieur" made in Burundi. Trouvera-t-on un vaccin contre ce fléau facilement ? Après le Sida, on apprend que des cas de la fièvre porcine sont signalés au Kenya pour dire qu’elle dans nos murs. Seigneur, ait pitié des burundais car, chez eux, le malheur ne vient jamais seul !