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Stupéfaction au sein de la communauté chrétienne du Burundi
Le 02 juillet 09
Ce dimanche 28 juin, le président Pierre Nkurunziza est allé se recueillir avec les chrétiens de l’Eglise "Bon Berger" situé au Quartier 5 de la Commune de Ngagara, chez le controversé pasteur Esron Rutayisire.
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Pasteur Esron Rutayisire |
Pendant la prière, le président Nkurunziza s’est vu octroyer un microphone pour parler avec les chrétiens qui étaient présents. Dans sa parodie du jour, il a déclaré aux chrétiens qu’il se compare à Job, l’homme qui craignait Dieu.
Le président Nkurunziza a signifié aux chrétiens que son mandat présidentiel est un calvaire qu’on peut facilement comparer aux épreuves qu’a subies Job. Il a dit qu’au courant de son mandat, il a été déçu, trahit, induis en erreur …
Voyons "Les épreuves de Job" et comparez-les avec ceux du Dr Pasteur Nkurunziza
"Job, habitant le pays d'Uts, était un homme d'une grande probité, vertu et piété. Il était très riche en troupeaux et serviteurs, qui constituaient à cette époque la principale richesse, y compris des princes d'Arabie et d'Edom. Il avait sept fils et trois filles, ainsi qu'un grand renom parmi tous les peuples des deux côtés de l'Euphrate.
Ses fils faisaient des réjouissances pour chacun; et lorsqu'ils avaient fait le tour des jours de festins, Job les purifiait et offrait des offrandes en holocauste au cas où l'un d'eux aurait fauté envers Dieu, sans le vouloir ou en secret. Lui-même avait en horreur l'injustice, l'idolâtrie, la tricherie et l'adultère, n'avait pas de mauvaises pensées, était généreux envers le pauvre, la veuve et l'orphelin, l'aveugle et le boiteux.
Un jour, les Fils de Dieu et Satan se présentent à la cour divine. Satan, pour lequel il ne peut y avoir d'amour humain désintéressé, demande de pouvoir mettre Job, l'homme le plus intègre, à l'épreuve1. Dieu accepte, lui donnant la première fois tout loisir de toucher à ses biens, mais pas à sa personne ; trois serviteurs viennent alors annoncer à Job une catastrophe qui a détruit ses biens en gros et menu bétail, et dont ils sont les seuls survivants. Un autre lui annonce la mort de ses enfants. Job se lève, déchire ses vêtements, et tombe à terre disant "Nu je suis sorti du ventre de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, loué soit le Nom du Seigneur"2.
Job ne se rebellant pas contre la providence divine, Satan sollicite la permission d'affliger sa personne, ce que Dieu lui concède à condition de ne pas toucher à sa vie. Satan frappe Job d'un "ulcère malin" (la lèpre ?) et Job prend un tesson pour se gratter et s'assoit sur la cendre. Sa femme l'incite à maudire Dieu et mourir, mais Job "ne pécha point par ses lèvres" 3. (Dans la traduction française sa femme dit : "maudit Dieu et meurt", mais dans le texte hébreu il est écrit "bénit Dieu et meurt".)", source Wikipédia.
Le président Nkurunziza a terminé en disant qu’il est l’homme de Dieu, il va avoir la victoire sur tous ceux qui œuvrent jusqu’à maintenant à l’induire en erreur et à le trahir.
Beaucoup de chrétiens présents n’ont pas pu faire la liaison de ces deux personnes (Job et Pierre Nkurunziza) et par conséquent ils se sont demandé si notre président pasteur connaît bien ou a lu sa Bible ; la Foi de Pierre Nkurunziza commence à être mis en doute.
Si on essaie d’analyser ses dires et voir ceux qui l’induisent en erreur, ce ne sont que ses vautours qui tournent autour de lui, ses conseillers.
Vous vous souviendrez que Burundi Transparence vous a déjà dit que Nkurunziza n’a plus confiance à ses conseillers. Alors, si lui-même le reconnaît, qu’est ce qu’il a fait pour remédier à cela ? A moins que c’est encore parmi ses coups de manipulation.
En réalité, il est dans sa campagne personnelle en essayant de montrer que toutes les bêtises qu’il a commises pendant son mandat, c’est parce qu’il a été induit en erreur et les fautifs sont ses collaborateurs ; malheureusement il a persisté dans les erreurs et cela démontre qu’il en est lui-même responsable.
Lors de la collecte de l’aumône, il a donné à son fils, Jonathan, trois billets de 10 000 Fbu et lui-même a donné une liasse de 250 000 Fbu comme aumône.
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