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"Les premiers à souffrir dans la lutte des éléphants sont les herbes"; Oh mon peuple !!!
Le 13 mai 09
La responsabilité des malades morts incombe aussi au Gouvernement Nkurunziza et non seulement les médecins en grève.
Les médecins burundais regroupés au sein des Syndicats SYMEGEB et SYMEBU ont mis en exécution ce lundi 11 mai 2009 la mesure de suspendre le service minimum pour une durée indéterminée dans le cadre de leurs revendications salariales.
Sur tous les hôpitaux publics de la capitale, les médecins grévistes ne se sont pas présentés au service. Seuls les étrangers prestant dans ces hôpitaux étaient au service, en plus bien entendu des directeurs d’hôpital et certains chefs de services non syndiqués. Mais les Directeurs indiquent qu’ils sont débordés; certains services n’ayant pas un seul médecin.
A la Clinique Prince Louis Rwagasore, les services de pédiatrie et de maternité sont, d’après le Directeur de l’hôpital Dr Tharcisse Nzeyimana, les plus exposés car n’ayant pas un seul médecin en charge.
Situation presque similaire au Centre Hospitalo-universitaire de Kamenge Roi Khaled. Mais là-bas, le service de Chirurgie se trouve être le plus à risque. Le Son Directeur Dr Nova Twungubumwe fait savoir que les services des urgences, la réanimation ont au moins un médecin, mais il exprime son inquiétude quant à la question de savoir si ces services pourraient tenir au cas où la grève venait à perdurer.
Alors que peu de mouvement de patients était observé ce lundi dans ces hôpitaux publics, les hôpitaux privés étaient surpeuplés. Le gouvernement annonce qu’il a pris des mesures pour que les patients ne soient pas pris en otage.
Le ministre de la Santé publique, Dr Emmanuel Gikoro, indique que la suppression du service minimum par les médecins est illégale. Il signale que dix sept médecins venus du Nigeria sont venus prêter main forte.
Le président du syndicat des infirmiers (SYNAPA), Mme Mélance Hakizimana, indique que la suppression du service minimum est contraire à la loi. Même en cas de grève, le service minimum doit être effectué.
La ligue burundaise pour l’enfance et la jeunesse (LIBEJEUN) précise que les conséquences de la suspension du service minimum par les médecins sont énormes et irréparables. Me Déo Ndikumana, président de la LIBEJEUN, estime que les médecins devraient maintenir le service minimum car, la non assistance à une personne en danger peut même engendrer des poursuites judiciaires.
Rappelons que c’est vers la fin de ce weekend que la médiation entre le gouvernement et les médecins a déposé le tablier. Le gouvernement a indiqué qu’il ne comptait pas changer sa position. « Nous étions sensés rassembler les parties afin de trouver un compromis mais hélas, chacun campe sur sa position », déplore Mr. Jean Marie Vianney Kavumbagu, un des médiateurs. Il atteste que le dialogue a été rompu et responsabilise les deux parties sur les conséquences de leurs actes.
Le gouvernement estime que l’arrêt du service minimum est une infraction au moment où les médecins menacent d’aller même au-delà en rompant le contrat qui les liait au gouvernement burundais. Mr. Jean Marie Vianney Kavumbagu indique qu’en l’absence de compromis, la prochaine étape est le conseil d’arbitrage.
Dimanche soir le Gouvernement a rendu public le communique (lire ci dessous) présenté par le Porte-parole du gouvernement, Mr. Philippe Nzobonariba.
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