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La Police Nationale en mission de vilipender de pauvres mamans
Le 05 juin 09
Ce jeudi 04 juin 2009 au marché central de Bujumbura, une femme vendeuse de fruits s’est vue déshabillée par un policier en tenue civile. Cet homme enragé et infâme, mis en exergue par notre rédaction venait d’enlever les habits à une jeune dame en plein marché au regard d’une foule de gens qui assistait déconcertés à cette scène incivile.
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Le policier, en civil, qui a déshabillé une femme vendeuse |
Depuis un certain temps, l’administrateur communal Rohero a interdit aux femmes vendeuses de fruits et légumes d’étaler leurs produits tout au tour du marché central de Bujumbura. Pour réussir ce pari devenu irréalisable, il a crée une police en tenue civile chargée d’appréhender ces malheureuses dames en quête de quoi nourrir leurs familles. Cette mesure n’a pas plu ni aux vendeurs, ni aux acheteurs. Ces premiers passaient des journées entières sans vendre leurs produits en plein air lesquels se détérioraient sous la pluie et le soleil, tandis que les seconds devaient prendre deux bus pour aller s’approvisionner.
Malgré les réclamations des deux pour revoir la décision, l’administrateur de la commune Rohero persiste et signe que ce commerce doit se faire loin du marché central. Aujourd’hui, ces femmes déambulent et courent dans tous les sens aux risques d’être renverser par des véhicules, en fuyant la police créée pour les déstabiliser. Une fois attrapées, elles sont brutalisées, frappées et contraintes à abandonner leurs produits à ces policiers qui les amènent chez eux pour les consommer. C’est en quelque sorte un pillage organisé et masqué. Une vendeuse qui ne parvient pas à donner 200 francs de bakchich à ces policiers n’a pas droit de vendre et souvent, ses produits sont piétinés par ses ravisseurs à défaut de s’en emparer. Quelle horreur !
La violence et l’insécurité causées par cette mesure dégrade davantage les droits de la personne humaine déjà précaires et privent à une multitude de familles, la satisfaction d’un des besoins fondamentaux de l’homme en l’occurrence, "manger". D’aucun se demande si s’adonner à pareille activité dans un lieu prohibé est une faute, faut-il la corriger en commettant une autre, en brusquant et en déshabillant en pleine rue des mères ? Ces policiers déboussolés qui agissent comme des robots réalisent-ils le tort qu’ils font aux gens auxquels ils sont appelés à protéger ? Qu’adviendrait-il si tel préjudice était causé à leurs mamans, leurs femmes, leurs sœurs ou leurs enfants ? S’en régaleraient-ils comme ils le font aux autres ?
Sagement dit-on, "Il ne faut jamais faire aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse" ! Les exactions commises par la police au Burundi dénaturent les mœurs de la société ainsi que la mission première dévolue à ce corps qui doit travailler en promiscuité avec le peuple. Les femmes parlementaires et les organisations chargées de défendre le genre féminin devraient s’indigner de cette situation qui scandalise l’être le plus respecté au monde. Déshabiller une maman en public, devant les passants dont des enfants est un délit égal au viol dans la rue. Est-ce ce comportement que le gouvernement Cndd-Fdd va léguer aux burundais ? "TWARA RAMVYE NGO TUBONE" !
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