Lettres de l'Hon P. Kampayano
La lettre de l’Hon. Pascaline KAMPAYANO à ses frères et sœurs burundais. (Lettre N°58)
Le 02 décembre 09

Lettre N°58
E-mail: iketeryanje@yahoo.fr
Cher frère, chère sœur, cher ami du Burundi,
Te portes-tu bien?
Quant à moi, je vais vraiment bien sauf que j’ai des incertitudes à propos des problèmes qui se font remarquer dans le pays suite aux langages multiples au sein du pouvoir qui ne rassurent pas les burundais.
Compatriotes, Ami du Burundi, la prise d’otage de la justice devenant un outil d’oppression par la suite de certains individus au pouvoir fait extrêmement peur.
Sœur et frère, Ami du Burundi, sais tu que lorsque j’étais encore au CNDD-FDD, la journée du 16 Novembre était de grande valeur commémorative ? Nous célébrions l’arrêt des hostilités d’une guerre qui nous avait coûté beaucoup en vies humaines ; ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Tiens ! Imagines-toi qu’à Gitega, du 23 au 25, il s’y tenait les activités de la clôture du cadre de dialogue entre les partis politiques, les Associations de la Société Civile ainsi que les membres du Gouvernement ! Souviens-toi que les Partis UPD-ZIGAMIBANGA, FNL, CNDD et MSD n’ont pas répondu au rendez-vous de ce cadre qu’ils ont jugé sans effets si on tient compte des emprisonnements abusifs, assassinats et répressions des paisibles citoyens à travers le pays. Même le FRODEBU et l’UPRONA ont déclaré leur retrait de ces dialogues. Cependant, pour moi je dirais qu’ils y ont participé mais seulement ils n’auraient pas eu droit à la parole parce que leurs Représentants au sein du Gouvernement étaient présents ; l’important a été que le FRODEBU et l’UPRONA ont montré un regard critique dans ce cadre appelé de "dialogue".
Sœur et frère, Ami du Burundi, l’annulation du Forum pour le Renforcement de la Société Civile "FORSC" et surtout en cette période où ce Collectif a pointé du doigt la responsabilité du Gouverneur de la Province de KAYANZA Monsieur Senel NDUWIMANA dans l’assassinat du Feu Salvator SABIRIHO ne trouves-tu pas que cette décision met à mal la crédibilité du Ministre de l’Intérieur Edouard NDUWIMANA dont la côte de popularité est au plus bas aux yeux des burundais et de la Communauté internationale en cette période où on espérait s’acheminer vers une paix durable par la voie de dialogue et du respect des droits de l’Homme ?
Toi qui peux avoir accès au Ministre Edouard NDUWIMANA donnes-lui des conseils et dis-lui de revoir la décision qu’il a prise et qu’il corrige les erreurs qu’il qualifie émanant d’autres Ministères et de ses prédécesseurs Ministres de l’Intérieur. Demandes-lui aussi de se retenir sur sa divergence avec FORSC sur la mort de Salvator SABIRIHO et qu’il mette en avant la Convention Internationale sur les Droits de l’Homme. Sur ce point là, je te supplie de demander pour moi à l’UPRONA si le Premier Vice- Président et membre de ce Parti, Monsieur Yves SAHINGUVU, ne peut rien aider d’autant plus que le Ministre Edouard NDUWIMANA est au fauteuil du Ministère sous son contrôle direct. Si jamais Monsieur Yves SAHINGUVU peut ne pas intervenir alors l’UPRONA fera aussi objet de doute.
Chers sœur et frère, Ami du Burundi, gardes toujours notre nation à cœur et travailles à ce que la culture de dialogue gagne du terrain au Burundi y compris le parti au pouvoir de telle manière que tous les partis politiques et les Associations de la Société Civile soient respectés et que la justice soit au service de tous ! Permets-moi de te rappeler le conseil que Monseigneur Bernard NTAHOTURI a prodigué à Son Excellence Monsieur le Président NKURUNZIZA lors de son investiture de ne pas faire comme les autres qui modifient la constitution et les autres textes pour se maintenir au pouvoir en fin de mandat. C’est l’un des conseils dont tu peux te servir et qui peut asseoir la Démocratie au Burundi parce que seul le respect de la loi peut rendre stable notre pays.
Un grand scientifique de ce monde a dit ce qui suit : "LA VIE EST COURTE, LA MORT EST CERTAINE ET L’ETERNITE EST LONGUE"
Merci
Hon. KAMPAYANO PASCALINE
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