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Le journaliste Hassan Ruvakuki de la Radio Bonesha et RFI condamné ; et si Pauline Simonet aurait tombé dans les mailles de Ntirampeba Agricole et de Gilbert Buranje du SNR ... ?
Le 21 juin 12
Ce Mercredi 20 Juin 2012 à CANKUZO, le Tribunal de Grande Instance de cette entité administrative a condamné le journaliste Hassan RUVAKUKI de la radio BONESHA FM de Bujumbura et de la RFI pour une peine à perpétuité. Seize (16) de ses coaccusés ont été également condamnés de la même peine, au moment où neuf (9) autres ont été condamnés pour une peine de quinze (15) ans.
La raison de cette condamnation d'Hassan RUVAKUKI n'est autre que de s'être entretenu avec le chef des rebelles ou insurgés des FRD-ABANYAGIHUGU. Chose pourtant très normale pour tout homme engagé dans le journalisme. Partout au monde, les journalistes de grandes chaines de radios et de télévisions comme CNN, FRANCE 24, TV5, ALDJAZIRA, RFI, BBC, etc.. ne s'abstiennent pas d'engager des interview avec les rebelles, les insurgés et voir même des terroristes et aucun pouvoir ne les a collé les identités de ces derniers.
Voilà que le pouvoir Pierre NKURUNZIZA fait exception pour le cas du journaliste Hassan RUVAKUKI de la radio BONESHA FM de Bujumbura et de la RFI ; ce qui salit davantage la justice burundaise déjà éclaboussée par une profonde manipulation de l'Exécutif dans divers cas judiciaires, comme lors du procès "Assassinat Ernest MANIRUMVA" et du dossier "Assassinat de GATUMBA", si l'on tient compte des déclarations du porte-parole du gouvernement Philippe NZOBONARIBA condamnant verbalement la journaliste de France 24 Pauline Simonet, juste après ses reportages relatifs à l'entretien qu'il a eu avec un groupe de rebelles ou insurgés burundais à l'Est du CONGO.
Si l'on considère également les menaces administrées au chauffeur de la Radio BONESHA FM par les éléments du Service National des Renseignements, l'accusant d'éclaireur de Simonet lors de ses descentes sur terrain au Burundi et à l'Est du Congo, il est clair que cette journaliste serait condamnée d'une peine à perpétuité comme Hassan RUAVAKUKI si elle était à Bujumbura.
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Mme Pauline Simonet |
Le pouvoir Pierre NKURUNZIZA vient de commettre la nième erreur grave en condamnant gratuitement l'innocent Hassan RAVAKUKI. C'est dommage d'étaler cette bêtise aux yeux des observateurs et amis du Burundi du monde entier qui rêvent pourtant de fêter en beauté le cinquantième anniversaire de l'indépendance du Burundi à côté des burundais.
Les représentations locales des associations des journalistes ont affiché leur colère dès l'annonce de la condamnation d'Hassan RUVAKUKI. Ils qualifient cette condamnation du journaliste RUVAKUKI comme une déclaration de guerre du gouvernement burundais contre les médias burundais et étrangers.
Pour elles, c'est une preuve de plus qu'il n'y a pas de justice au Burundi et que le recours aux juridictions d'ailleurs s'impose. Cette colère n'est pas remarquable dans les milieux journalistiques seulement, car même dans d'autres couches de la société burundaise, on sent le même son de cloche.
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