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La Cour compte-t-elle ne pas faire comparaitre certaines personnalités clés dans le procès
de l’Hon Radjabu et consorts?
Le 06 Mars 09
Le débat s’est encore focalisé sur la question des armes à feu (2) que le Ministère Public soutient qu’elles devraient servir à la perturbation de la sécurité nationale.
La défense a demandé le pourquoi du nettoyage de ces armes et pourquoi ils ne sont pas gardés à la greffe comme tout objet saisi. Le représentant du
Ministère public a reconnu l’erreur à ce sujet.
La défense a déposé une requête au siège de faire comparaitre certaines personnalités qu’elle juge clés dans cet affaire et qui seraient des principaux
témoins. Le juge l’a reçu mais a aussitôt informé la défense que la Cour va statuer sur les gens à faire comparaitre.
Ce qui a étonné la défense car la Cour avait déjà informé que la personne morale ou physique citée comme témoin pourra comparaitre sans distinction.
Ce revirement de la situation est le résultat de petites rencontres, que nous vous avions informé, qui se faisaient par ci par là pour étudier les voies
et moyens de ne pas faire comparaitre les généraux Adolphe Nshimirimana, Evariste Ndayishimiye et Alain Bunyoni et le colonel Jean Ngendanganya.
Le magistrat Charles Ndagijimana, représentant du Ministère Public, a débuté à répondre aux questions posées par la défense au cours des audiences passées.
Ce dernier a dit que les deux (2) fusils ont été déterrés par le colonel David Nikiza, le colonel Jean Ngendanganya et Kagabo. Ces armes ont été nettoyées
sous l’ordre d’un officier que le Ministère Public n’a pas donné le nom.
Selon le Ministère Public, le fait de nettoyer ces armes est une erreur et la défense s’est réjouie de cette assertion d’avoir accepté l’erreur commise et
elle a demandé au siège de faire comparaitre cet officier qui a ordonné le nettoyage de ces fusils de type Kalachnikov.
Selon maître Lubala, un des avocats de la défense, "l’article 152 a été violé car les deux fusils n’ont pas été déposés à la greffe à leur état de
déterrement et cela renvoie à la nullité de l’acte posé car les objets saisis doivent impérativement être déposés à la greffe tel que récupérer et ces
armes doivent être devant le Siège", a déclaré Maître Lubala. Ce qui a poussé la Cour a montré ces armes et leurs chargeurs.
D’autres preuves ont été évoquées comme les registres et les CD. La défense a demandé au Siège de faire comparaitre la radio RPA pour préciser l’origine
de ces CD diffusés à la radio mais le Ministère Public signale qu’il ne voit pas l’opportunité de cette comparution.
Ce que la défense a balayé d’un coup de main en disant que le premier juge avait statué la condamnation sur ce que contenaient les CD malgré que ces CD
étaient inaudibles et de loin on pouvait entendre les cris des oiseaux et chiens.
Sur la question des registres, la défense soutient qu’il n y a qu’un seul registre d’une seule réunion, qui n’a jamais existé. Elle a laissé entendre qu’une
préparation d’une rébellion ne se fait pas seulement après une seule réunion mais plusieurs et de surcroît des réunions tenues secrètement. La réunion que
le Ministère Public soutient et déclare qu’elle a été faite en plein jour dans une paillote, les oiseaux et chiens ont été témoins selon ces CD.
La prochaine audience a été fixée au lundi 09 mars 09.
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