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Le Cndd-Fdd en pleine campagne à Mabayi en province de Cibitoke
Le 08 juin 09
Au moment où les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile sont interdits de tenir des réunions ou d’organiser des marches manifestations, le parti Cndd-Fdd ne cesse de faire des meetings à travers tout le pays.
Ce dimanche 07 juin 2009, les membres de ce parti provenant de tous les coins du pays ont organisé une marche manifestation accompagné d’un meeting dans la commune Mabayi en province Cibitoke, dans le but de soutenir le Président Nkurunziza dans sa campagne électorale que lui et son parti ont déjà commencé. Dans cette marche que les autorités du parti au pouvoir collent à la ligue des jeunes (Imbonerakure), on a vu la participation du 1er Vice-président du Sénat, Monsieur Anatole Manirakiza ainsi que quelques parlementaires et ministres. Chose étonnante, Monsieur Melchiade Nzopfabarusha, Commissaire Général Adjoint de la Brigade Anti-corruption était encore une fois parmi les manifestants alors que le poste qu’il occupe est normalement réservé aux hommes apolitiques. Ici, il y’a lieu de constater le viol flagrant des statuts régissant les corps de police du pays par leurs gérants malheureusement, pour des fins partisanes.
Dans ce fameux meeting, on raconte que quelques 1600 présumés membres du FNL seraient entrés officiellement au Cndd-Fdd, au moment où personne n’ignore que la dissidence a été la création du pouvoir pour démobiliser le reste des FDD qui ne l’avaient pas été auparavant.
Signalons à toutes fins utiles qu’au courant de ce week-end, aucun parti politique de l’opposition n’a été autorisé de tenir ses réunions ordinaires sur toute l’étendue du territoire national. Le 24 mai 2009, le cercle des femmes du Parti UPD-Zigamibanga s’est vu refuser la tenue d’une réunion par la police sur ordres des autorités du ministère de l’intérieur arguant que c’était un Congrès. Apparemment, la mission confiée au ministre Edouard Nduwimana par le Président Nkurunziza d’enfreindre aux activités des partis politiques de l’opposition à la veille des élections suit son cours normal avec succès ! Le 29 mai 2009, ce fut le refus à la société civile d’organiser une marche manifestation contre les différents assassinats ciblés qui s’observent à travers tout le pays. Le weekend du 30 au 31 mai 2009, le parti CNDD s’est vu refusé d’ouvrir sa permanence dans la commune urbaine de Kanyosha par l’administrateur communal, Mr Bampoye Audu. Ce dernier est un militant fervent du Cndd-Fdd qui a juré par tous les Dieux qu’aucune autre formation politique ne pourra s’exprimer librement dans sa commune.
Décidément, le parti présidentiel veut aller seul aux élections. Selon des sources proches du parti au pouvoir, partout dans le pays, les chefs de colline membres de ce parti, auraient eu l’ordre du ministre de l’intérieur de confectionner des rapports comme quoi, le Parti UPD-Zigamibanga organise des réunions nocturnes dans le but de semer le désordre. L’objectif visé par le pouvoir est de rayer de la liste quelques partis politiques qui lui font peur dans les échéances électorales prochaines.
Cette pratique du parti au pouvoir et l’administration qui en est issue prouve à suffisance que la Démocratie longtemps prônée ne constitue pas une préoccupation pour les dirigeants actuels. Ils veulent que le Burundi soit un pays à régime monopartite alors que nous sommes depuis plus de 15 ans dans un multipartisme qui ne pourra plus jamais reculer. Le ministre de l’intérieur, Mr Edouard Nduwimana devrait se rappeler de son homonyme ex-Gouverneur de Kayanza qui a refusé à Pierre Nkurunziza, ministre de la Bonne Gouvernance d’alors, de tenir une réunion au stade de Gatwaro. Tellement la victoire du Cndd-Fdd l’a offusqué qu’il n’a pas daigné attendre la remise et reprise avec son successeur.
Quand on est au service du peuple, toutes les actions menées devraient viser la satisfaction de ce dernier. Sinon, des surprises désagréables frappent ceux qui, pour gagner des faveurs du pouvoir en place, œuvrent contre la volonté du peuple. Servir un pouvoir en décadence dans un Etat démocratique est synonyme de se suicider.
A BON ENTENDEUR SALUT !!!
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