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Des milliers de Burundais de la diaspora risquent d'être privés du droit de vote
(Source: BT staff)
Le 08 février 10
Des milliers de Burundais de la diaspora risquent d'être privés du droit de vote. En effet, dans sa note du 4 février 2010 destinée à la diaspora burundaise, la CENI indique que pour s'enrôler en vue de participer au processus électoral, il faut un passeport burundais valide, un laissez-passer tenant lieu de passeport, un laissez-passer CEPGL, une carte consulaire ou une attestation tenant lieu de passeport.
Or, très peu de Burundais de l'étranger possèdent ces documents. Mis à part le fait que la majorité d'entre eux ne sont pas passés par l'aéroport pour partir à l'étranger, plusieurs ont acquis la nationalité étrangère et n'utilisent donc pas le passeport burundais pour voyager. Actuellement, seule une petite minorité de burundais de l'étranger possèdent un passeport burundais valide. Il s'agit essentiellement des diplomates et des étudiants boursiers du gouvernement. Dans la mesure où la loi burundaise reconnait la double nationalité, la CENI aurait pu prévoir l'enrôlement sur présentation d'un document étranger comme cela s'est fait en 2005.
Un autre sujet de préoccupation est celui relatif à la centralisation du processus. La note de la CENI indique que le candidat électeur se présente dans les locaux de l'Ambassade ou du Consulat burundais. Or, étant donné l'immensité de certains pays comme le Canada où une personne se trouvant à Vancouver par exemple doit payer jusqu'à 800 $ pour se rendre à Toronto ou Ottawa, on comprend bien que le processus ne connaitra pas une grande affluence. Il en va de même pour la diaspora burundaise dispersée dans les 50 États des États-Unis d'Amérique. La CENI aurait pu inviter les Ambassades et Consulats à procéder comme en 2005 où le processus était décentralisé.
Les Burundais qui ont voté lors des dernières élections pourraient se voir refusé le droit de voter dans les élections 2010. Les communiqués envoyés par la CENI dans les différentes diasporas Burundaises ne semblent pas avoir bénéficié des commentaires de la diaspora ou des ambassades du Burundi dans différents pays.
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