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 Actualités

Des "gratte-ciels" dans la commune urbaine de Buyenzi à partir de 2011
 Le 04 septembre 09

 
Le ministre des Travaux Publics et de l’Equipement, Mr. Anatole Kanyenkiko a annoncé ce lundi le 31 août 2009, au cours d’une conférence de presse, qu’une nouvelle stratégie de construction de logements pour les travailleurs et l’acquisition par l’Etat d’immeubles à usage de bureaux et d’habitations, dont la location consomme un budget annuel atteignant plus de 5 milliards et demi de Fbu, vient d’être adoptée au conseil des ministres et les travaux d’exécution du projet pilote pourraient démarrer en 2011 en commune urbaine de Buyenzi.

Le ministre Kanyenkiko, qui présentait le rapport semestriel, a précisé que cette stratégie consiste à la densification par les constructions en hauteur (le dessus et le dessous de la terre appartenant à l’Etat) et à l’intégration des occupants au lieu de les exproprier. Il estime que ce projet présente une valeur ajoutée pour les propriétaires de ces parcelles dans la mesure où ils vont acquérir des maisons décentes (contrairement à celles qu’ils disposent) au niveau du rez de chaussée sans avoir dépensé et l’Etat va ainsi résoudre le problème de logements avec ces constructions en hauteur qui peuvent héberger un grand nombre d’individus.

En réalité, ce que les propriétaires des parcelles des la commune urbaine de Buyenzi doivent savoir, les appartements en étage seront gérés par l’Etat et que le rez de chaussée sera occupé par les propriétaires actuels. Ces appartements seront occupés par les travailleurs de l’Etat.

Ce que le ministre n’a pas mentionné, c’est au moment de la construction de ces immeubles, où seront relogés les habitants de cette commune ou seront octroyés d’autres terrains pour y construire leurs habitations de fortune en attendant de réintégrer les maisons à Buyenzi.
Ce qui est sûr, lorsque ces habitants vont occuper d’autres lieux dans d’autres communes, ils se verront exproprier leurs parcelles à Buyenzi.
Notez aussi que l’Etat ne prévoit rien pour leur insertion dans d’autres lieux.

 
D’ores et déjà, le ministère a déjà fait une réunion avec les élus locaux de cette commune et d’autres rencontres avec les populations locales de Buyenzi vont se poursuivre prochainement.

Une autre innovation est la création dans les villes, des centres administratifs et d’affaires avec un statut et des normes architecturales spécifiques.

Dans le même domaine de l’immobilier, le même ministère a déjà réalisé une étude de construction à Bujumbura (ouest) du Monument dédié au héros de la démocratie, feu président Melchior Ndadaye et de celui dédié à toutes les victimes des folies meurtrières qu’a connues le Burundi qui sera érigé à Gitega (centre du Burundi), a encore révélé le ministre burundais des Travaux publics et de l’Equipement.

Le ministre Kanyenkiko a aussi énuméré plusieurs réalisations dans le domaine des infrastructures de transport, notamment le bitumage de la route Gitega-Karusi-Muyinga, avec l’appui de l’Union Européenne. Dans les prochains jours, a-t-il ajouté, il est prévu la construction des routes Ruyigi-Cankuzo, Cankuzo-Muyinga et la réhabilitation du tronçon Makebuko-Ruyigi, la construction de la route Gitega-Ngozi et Gitega-Ryansoro-Bururi-Makamba. La réhabilitation des routes Bujumbura-Kayanza-Kanyaru et Bujumbura-Jenda-Matana-Rutovu va être exécutée dans le cadre du projet d’Aide du secteur routier (PDSR) financé par la Banque mondiale. La route Nyakararo-Mwaro-Songa est aussi parmi les infrastructures de transport à réhabiliter. Il a encore signalé la poursuite de la modernisation/bitumage du réseau routier de la ville de Bujumbura, la construction d’un deuxième pont de franchissement de la rivière Kanyosha, l’achèvement du Bitumage de la route Gasenyi-Kirundo ainsi que le contournement du centre urbain et du poste frontalier commun entre le Burundi et le Rwanda. Pour lui, avec le rythme d’extension du réseau routier avec l’appui des bailleurs de Fonds précités, la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres, les principaux centres urbains du pays seront reliés par des routes modernisées d’ici cinq ans.