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Bujumbura accepte l'aide du FBI
Le 23 Avril 09
L’ambassade des Etats-Unis au Burundi indique qu’il va mettre à la disposition de la police burundaise ses agents du Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) pour mener des enquêtes au sujet de l’assassinat de feu Ernest Manirumva, vice président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME). L’ambassadeur Patricia Moller demande que des enquêtes minutieuses soient menées et les auteurs de ce crime soient punis.
La police fédérale américaine va collaborer avec la police burundaise dans l'enquête sur l'assassinat du vice-président de l'Observatoire de lutte contre la corruption (Olucome). Ernest Manirumva a été tué dans la nuit du 8 au 9 avril, à l'arme blanche. Son bureau avait été saccagé et de nombreux dossiers ont alors disparu. C'est Washington qui a proposé l'assistance de la police fédérale américaine, après la levée de bouclier de 200 associations de la société civile burundaise.
Deux semaines après l’assassinat d’Ernest Manirumva, la police burundaise n’a pas fait beaucoup de progrès dans son enquête. L’ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, Patricia Moller a donc proposé l’aide de la police fédérale américaine, le fameux FBI, en vue d’aider les autorités burundaises à confondre les assassins du militant anti-corruption.
Soupçonné de laxisme, accusé du pire, Bujumbura s’est empressé d’accepter cette main tendue. "L’aide des Etats-Unis est la bienvenue car elle va nous permettre d’établir la vérité sans aucune contestation", a déclaré le ministre burundais de la Justice, Jean-Bosco Ndikumana, un garde des Sceaux qui assure que le ministère public et la police étaient prêts à collaborer à tous les stades de l’enquête.
Intimidation, emprisonnement, menaces de mort ; depuis quelque temps, la société civile burundaise a le sentiment d’être dans le collimateur de certains services secrets de ce pays. "Ces nouveaux développements font espérer, selon certains de ses membres que l’assassinat d’Ernest Manirumva ne restera pas impuni".
Notons que le président de l’OLUCOME indique qu’il reçoit aussi des appels d’intimidation. Mr. Gabriel Rufyiri atteste qu’il a déjà enregistré quatre numéros téléphoniques. Le porte-parole de la police nationale demande au président de l’OLUCOME d’indiquer ces numéros à la police pour identifier ces malfaiteurs.
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