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 Actualités

La "magie noire" à la SOCABU
 Le 02 juin 09

Dans la nuit de dimanche à lundi, des individus non encore identifiés sont entrés par effraction à l'intérieur du siège central de la Société d'assurance du Burundi (SOCABU), à Bujumbura, laissant derrière eux un spectacle désolant de flaques de sang par terre, de vitres, armoires et portes fracassées ainsi que des documents en désordre, mais sans rien emporter.

Le patron de la SOCABU, Onésime Nduwimana, a parlé tantôt d'un "acte de sabotage" ou de "terrorisme".

Quant au sang trouvé sur les lieux, le patron de la Socabu a supposé qu'il serait d'origine animale et introduit à l'intérieur pour les besoins de la cause puisqu'aucun combat ne s'est engagé entre les malfaiteurs et les vigiles de la société d'assurance.

La Socabu est une société qui est sous la surveillance policière pendant la nuit et la population à Bujumbura se demande si ces intrus n’ont pas bénéficié la complicité de ces vigiles ou le patron de cette société ou un travailleur de cette société.

Fait troublant, ces intrus n’ont rien emporté. Ils sont passés faire leur travail nocturne et sont repartis sans être inquiétés par les vigiles armés.

Dans le bureau du patron de la Socabu, on y a trouvé beaucoup de bouteilles de champagne. Là aussi des questions fusent de partout ; pourquoi ces bouteilles de champagnes au bureau et non chez lui à la maison, car au bureau ce n’est que du café qui est servi aux travailleurs. Nos chers compatriotes doivent comprendre que c’est ça qu’on appelle en français : "Pots de vin" qui est synonyme d’arrosage, graisser la patte, dessous-de-table, bref corruption.

Rappelons que le patron de la Socabu est le porte parole du parti au pouvoir le Cndd-Fdd. Sous le régime de ce parti politique, les burundais auront tout vue.

Les mêmes méthodes surprenantes ont été utilisées pour mettre à sac les locaux de la "Burundi insurance corporation" (BICOR) dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Les intrus ont, là aussi, signé leur ultime geste du sang d'origine animal sur les murs, les bureaux et le plancher, a fait savoir à la presse, le directeur général de BICOR, Novat Niyungeko.

Les responsables des deux grandes sociétés nationales d'assurance visitées ont cependant affirmé, devant la presse, n'avoir pas de contentieux connu de nature à leur valoir une telle animosité.