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Un ordre d’emprisonner et d’assassiner est donné et au même moment le Frodebu pleure ses morts
(Source: Burundi Bwiza)
Le 04 juin 09
L’Honorable Léonce Ngendakumana, président du Frodebu a animé une conférence de presse en compagnie du porte parole de cette formation politique, Mr Pancrace Cimpaye.
Ces deux figures de proue du Frodebu ont décrié, avec amertume, l’assassinat de deux membres influents dans la province de Mwaro.
Le président du Frodebu a démontré que cet assassinat a été préparé par le pouvoir car les témoins ont identifié le meurtrier, il a précisé que c’est un policier mais n’a pas voulu donner son nom pour raison d’enquête. Il a encore demandé au gouvernement et au parti Cndd-Fdd d’arrêter ces assassinats ciblés.
Il a en outre précisé que son parti est prêt à s’allier avec n’importe quel parti politique pour les élections de 2010 dans l’objectif de faire un changement démocratique.
Malgré l’appel d’arrêter ces assassinats ciblés fait par le président du Frodebu au cours de cette conférence de presse, les cadres du Cndd-Fdd déboussolés ont confectionné une stratégie pour anéantir les membres des partis d’opposition.
Avant-hier, le général Adolphe Nshimirimana, patron de la Police présidentielle (Documentation) a dressé une liste de certains cadres des partis d’opposition (Frodebu, UPD-Zigamibanga et CNDD) qui doivent être arrêtés avant son voyage dans un pays non encore identifier. Cet ordre a été donné à certains agents de la Documentation et certains policiers. Les officiers qui doivent exécutés cet ordre possèdent déjà les noms de personnes à arrêter.
Les ex membres du Cndd-Fdd et ex FDD doivent être vigilants, à défauts des arrestations, ils seront des cibles pour la Police présidentielle.
Les services judiciaires ont déjà annoncé qu’ils vont danser au même rythme que la Police présidentielle (Documentation) et cet ordre vient de la présidence.
La période préélectorale s’annonce déjà très difficile. La faiblesse du parti au pouvoir Cndd-Fdd se traduit dans les harcèlements que subissent les membres des partis d’opposition. "La dictature est la politique du faible et d’un impopulaire" a dit Abdou Diouf, le Secrétaire général de la Francophonie.
Les assassinats et les arrestations arbitraires au Burundi ne sont pas prêts à s’arrêter jusqu’à ce que le Cndd-Fdd soit reconduit aux affaires après les élections de 2010.
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