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13 ans de prison ferme, confirmée en appel à l'encontre de Radjabu et ses coaccusés
Le 26 mai 09
La justice vient de décider de maintenir la condamnation de 13 ans de prison ferme en l’encontre de l’Hon El Hadj Hussein Radjabu et ses coaccusés.
D’après un magistrat qui a voulu garder l’anonymat, cette décision est venue d’en haut, sous entendu de la présidence de la république.
Nous avons approché certains membres de la Société Civile, défenseurs de droits de l’homme et certains juristes, ils nous ont certifié que l’affaire Radjabu et consorts n’est pas une affaire juridique mais seulement une affaire d’une personne à une autre, une affaire qui n’est pas au Tribunal.
Nous n’avons pas pu joindre l’avocat de l’Hon Radjabu, Maître Prosper Niyoyankana, car son téléphone n’était pas joignable.
Mais les proches de l’Hon Radjabu nous ont signalé qu’ils ne sont pas surpris de cette décision vue l’attitude que les juges ont manifestée vers la fin des plaidoiries. Rappelons que les juges avaient refusé à un avocat de la défense Maître Guy Maeseele de faire la synthèse des plaidoiries. Ces proches de l’Hon Radjabu ont demandé que la Loi soit toujours respectée et aussi les délais de la procédure.
Ils nous ont aussi annoncé que le procès va continuer en cassation, malgré que les juges travaillent sous les menaces de l’Exécutif.
Les paisibles citoyens sont décimés par la machine du parti au pouvoir ; cette machine constituée par les agents de la Documentation et certains agents de la police nationale et une simple déclaration du porte parole du PNB (Police Nationale du Burundi) suffit à clôturer les enquêtes et les auteurs ne sont plus inquiétés.
Cette situation de terreur est l’un des signes précurseurs qui nous prouvent que les élections au Burundi n’auront pas lieu l’année prochaine et s’il y en aura, elles ne seront pas démocratiques.
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